01/03/2006

Josette "Le travail et moi"

Josette a choisi une phrase du texte d'Italo Svevo dans "le destin des souvenirs"

 

Il estime que le peu d'envie qu'il a de travailler constitue chez lui une maladie. Ceci pourrait s'appliquer à beaucoup d'individus qui n'ont pas choisi leur travail, qui le font par obligation, par nécessité, qui n'y trouvent aucun épanouissement, ni joie. Le travail dans ces conditions est une épreuve difficile à surmonter, au final ça rend malade et agressif.

Je n'ai pas eu ce désagrément dans mon métier. Je pense que j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir choisir. Je voulais avoir des contacts humains et me sentir utile. J'ai essayé d'être accueillante et souriante, de mettre mes patients à l'aise, en confiance, pour leur permettre d'accepter des soins plus ou moins agréables à subir.

La relation à l'autre a toujours été umportante pour moi, autant avec les patients qu'avec mes collègues de travail. Le moindre désaccord entre nous pouvait être ressenti et déstabiliser l'ambiance dans le service.

Lorsque j'ai pris la retraite, j'ai eu très peur de la solitude. Les échanges et discussions avec mon entourage allaient me manquer. Puis, la vie a repris son cours, différente, mais pas moins riche. J'ai gardé des contacts avec mes camarades. J'ai d'autres relations en suivant des ateliers : écriture, théâtre, dessin... Bref, la retraite est une nouvelle étape très riche.

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