01/03/2006

Poésie de l'atelier 12

"Le sauvage c'est beau" poème de Josette

 

Partir en vacances loin des soucis et des tracas

Pourquoi toujours ressasser les choses tristes ?

Ce qui est passé est passé on n'en parle plus !

Car demain est un autre jour

partent les enfants et petits-enfants en éclats de rires

Pourquoi faut-il

Que nous fassions toujours des grimaces

Des gesticulations des histoires

Car la vie est belle sans tout cela

C'est facile de rire de tout

Et de mettre de la bonne humeur partout

Je dis que c'est facile

De faire du cinéma

Naîtra un beau film

Un super documentaire

Malgré la grisaille du temps

Comme il pleut à verse

Mon film sera un peu raté peut-être pas

J'ai trois enfants et six petits-enfants

Toi qui est seul dans ton coin

Dis-moi si la solitude te convient ,

Je voudrais quelquefois partager

Et je me demande si ça conviendrait

Aux enfants peut-être aimeraient-ils ?

J'aurai quelques moments de calme

Si je ne fais pas ce voyage

Ce ne sera pas de ma faute

Et voici que je ne sais plus que faire

Comme d'habitude je ne sais pas prendre de décision

J'ai un beau jardin très ensoleillé

Un petit coin rien que pour moi

Ainsi je peux faire ce que je veux

Avec quelques graines qui poussent

Parmi les ronces et les herbes

Un jour je râtisserai mais le sauvage c'est beau

Poésie de l'atelier 12

"A la conquête de l'Est" poème de Ginette

 

Partir sur les routes de France

Pourquoi en cette saison ne pas prendre le train ?

Ce qui me ravirait ô combien !

Car j'ai si peur en voiture avec tous ces fous du volant

Partent grands voyageurs avec leurs bagages minces

Pourquoi prendre son temps ?

Que faire pendant les heures qui passent ?

Des poèmes peut-être ?

Car la lune et les étoiles brillent

C'est le moment de se laisser aller

Et de se mettre à penser à ceux que l'on aime

 

"Espoir" poème de Ginette

 

Je dis c'est bien ainsi

De savoir écouter

Naîtra un jour une illumination

Un livre riche et plein d'espoir

Malgré le climat peu favorable

Comme le monde en plein cahot

Mon espoir demeure

J'ai rêvé

Toi qui doute de moi

Dis-moi si j'ai raison ?

Je rêve et j'espère

Et je m'accroche

Aux lois de la nature

J'aurais tant voulu que ça marche

Poésie de l'atelier 12

"Je cours après toi" poème de Raymonde

 

Partir mais où ?

Pourquoi est-ce que j'en ai envie ?

Ce qui me plaît

Car il faut se décider

Partent que ceux qui en ont envie

Pourquoi le désirent-ils ?

Que leur apportera

Des horizons nouveaux

Car c'est bien de ce qu'il s'agit

C'est de mettre une distance entre eux et le monde

Et mettre en valeur tout ce qu'ils ont en eux

Je dis si je pouvais m'éloigner

De tout ce qui par le passé m'oppresse

Naîtra-t-il ce jour où je serais moi ?

Un jour si beau

Malgré quelques souvenirs douloureux

Comme si un grand bonheur est impossible

Mon Moi profond est inquiet

J'ai envie de bonheur

Toi qui le connaît

Dis-moi où tu l'as trouvé

Je te suivrais

Et je te remercierais

Aux confins du monde

J'aurai la force de t'écouter

Si je savais le secret de la joie

Ce ne serait pas difficile

Et voici qu'il y a peut-être un secret

Comme tu as su le découvrir

J'ai compris aujourd'hui

Un moyen de vivre

Ainsi que tu l'as trouvé avant moi

Avec toute la volonté que tu avais

Parmi tant d'autres désirs

Un plus puissant me ramène vers le passé

Atelier 12

Quinze jours de pages blanches, la tête vide et le cap sur l'absence, vive les vacances !

Aujourd'hui, les gosses sont sortis faire du ski. Nous nous retrouvons entre "grandes personnes". Je distribue à chacune une série de textes choisis de Marguerite Duras dans "écrire", de Milan Kandera dans "la lenteur", d'Ismaël Kadaré dans "Chronique de la ville de pierre", d'Italo Svevo dans "Le destin des souvenirs".

Je leur demande de sélectionner une phrase dans un des extraits de textes et d'écrire à partir de cette phrase.

Après lecture des textes écrits, échanges et discussions pendant quelques bonnes minutes, nous passons à la poésie : compléter l'incipit.

Partir

Pourquoi

Ce qui

Car

Partent

Pourquoi

Que

Des

Car

C'est

Et mettre

Je dis

De

Naîtra

Un

Malgré

Comme

Mon

J'ai

Toi qui

Dis-moi

Je

Et je

Aux

J'aurai

Si je

Ce ne

Et voici

Comme

J'ai

Un

Ainsi

Avec

Parmi

Un

 

 

 

 

Josette "Le travail et moi"

Josette a choisi une phrase du texte d'Italo Svevo dans "le destin des souvenirs"

 

Il estime que le peu d'envie qu'il a de travailler constitue chez lui une maladie. Ceci pourrait s'appliquer à beaucoup d'individus qui n'ont pas choisi leur travail, qui le font par obligation, par nécessité, qui n'y trouvent aucun épanouissement, ni joie. Le travail dans ces conditions est une épreuve difficile à surmonter, au final ça rend malade et agressif.

Je n'ai pas eu ce désagrément dans mon métier. Je pense que j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir choisir. Je voulais avoir des contacts humains et me sentir utile. J'ai essayé d'être accueillante et souriante, de mettre mes patients à l'aise, en confiance, pour leur permettre d'accepter des soins plus ou moins agréables à subir.

La relation à l'autre a toujours été umportante pour moi, autant avec les patients qu'avec mes collègues de travail. Le moindre désaccord entre nous pouvait être ressenti et déstabiliser l'ambiance dans le service.

Lorsque j'ai pris la retraite, j'ai eu très peur de la solitude. Les échanges et discussions avec mon entourage allaient me manquer. Puis, la vie a repris son cours, différente, mais pas moins riche. J'ai gardé des contacts avec mes camarades. J'ai d'autres relations en suivant des ateliers : écriture, théâtre, dessin... Bref, la retraite est une nouvelle étape très riche.

Ginette et "Le patineur"

Ginette a choisi une phrase de Milan Kandera dans le livre "la lenteur"

 

La soirée de gala va commencer. Les spectateurs ont envahi sagement la salle. Ils brandissent des banderoles qui encouragent leur pays, scandent le nom de leurs favoris, se sourient les uns les autres. Il y règne une atmosphère de grande fête, comme celle où hommes et femmes se retrouvent pour confirmer leur enthousiasme face aux exploits du sport. En effet, ce soir on célèbre la fin des Jeux Olympiques d'Hiver.

Voici qu'un violoniste s'avance sous les applaudissements. Le silence saisit la foule. Il entame les premières notes de Roméo et Juliette. Puis, notre patineur s'élance sur la glace. Il n'y a pas besoin de prouver qu'il sait faire... Il est en dehors du temps; autrement dit, il est dans un état d'extase; dans cet état, il ne sait rien de son âge, rien de sa femme, rien de ses enfants, rien de ses soucis, et partout, il n'a pas peur, car la source de la peur est dans l'avenir, et qui est libéré de l'avenir n'a rien à craindre.

Il enchaîne pirouettes, petits pas, axel et triple axel, salchow... tout ça avec un raffinement et une aisance qui l'élèvent au-dessus de tout, à tel point que devant mon téléviseurn pleine d'admiration, je me dis que c'est peut-être plus facile qu'on ne croit... Bien sûr, je plaisante... Je suis consciente de ses prouesses.

Le violoniste accélère la musique et notre champion s'exécute sans peine, éclairé par un jeu de lumières qui font refléter son habit de velours noir. Il évolue sur ses patins comme si c'était très simple; il tourne, retourne avec une grâce qui saisit le public tout entier et qui arrive à faire taire les commentateurs.

Les paroles de la chanson de Julien Clerc reviennent dans les esprits "Sur le lac gelé, il patinait, il patinait..."

Après quatre minutes de pur bonheur, tout s'arrête, mais on en veut encore ! Lui s'éloigne et sourit, heureux d'avoir pu faire plaisir et se faire plaisir. Des larmes glissent sur mon visage.

 

 

Raymonde et le ciel d'Ismaël Kadaré

Raymonde a choisi une phrase d'Ismaël Kadaré dans le livre "chronique de la ville de pierre"

 

De plus en plus, je pensais que le monde aurait peut-être mieux fait de ne plus avoir de ciel du tout.

Ciel qui es-tu ? Vision paradisiaque du ciel : les anges volent autour d'un Dieu, chantant ses louanges; harpes, sons divins, accompagnant l'aodration de tous les élus du ciel; espoir qui fait supporter une vie souvent douloureuse; mais, ces souffrances auront une fin éternelle et seront autant de gage pour la félicité. On lève les yeux vers le ciel, on prie. Sa beauté et son immensité emportent l'âme, et pourtant...

Pourquoi un jour ce ciel, malgré sa luminosité, devient gris ? Sont-ce les nuages, où derrière se cache la félicité, qui sont fautifs ? Non, car le coeur a la couleur de l'âme, et aujourd'hui, l'âme est désespérée. Ce qui devrait nous apporter tant de bonheur, tant d'espoir, nous fait peur. Il fait beau et toutes les menaces se concrétisent : bruits infernaux des puissants moteurs d'avions qui vont lacher leurs bombes et asséner la mort; bruits de tempêtes, assordissant du ciel menaçant... Est-ce que la colère gronde ?

Depuis la création du monde, l'homme est terrorisé. Y a-t-il un Dieu terrible qui se cache et qui exprime sa colère contre la méchanceté de certains hommes et la faiblesse des autres ? Faut-il maudire ce ciel si puissant, ou alors, choisir le radieux, le beau, quand le ciel est aidé par le soleil qui en brillant me fait dire comme Edmond Rostand : "Oh soleil toi sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont !"

Souffrance, espoir, peur, et courage, s'expriment dans ce ciel et nous permettent de lever les yeux. Que ferions-nous s'il n'y avait qu'un grand trou ? Qui prier ? Qui adorer ? Quel vide...

Atelier 12

Quinze jours de pages blanches, la tête vide et le cap sur l'absence, vive les vacances !

Aujourd'hui, les gosses sont sortis faire du ski. Nous nous retrouvons entre "grandes personnes". Je distribue à chacune une série de textes choisis de Marguerite Duras dans "écrire", de Milan Kandera dans "la lenteur", d'Ismaël Kadaré dans "Chronique de la ville de pierre", d'Italo Svevo dans "Le destin des souvenirs".

Je leur demande de sélectionner une phrase dans un des extraits de textes et d'écrire à partir de cette phrase.

Après lecture des textes écrits, échanges et discussions pendant quelques bonnes minutes, nous passons à la poésie : compléter l'incipit.

Partir

Pourquoi

Ce qui

Car

Partent

Pourquoi

Que

Des

Car

C'est

Et mettre

Je dis

De

Naîtra

Un

Malgré

Comme

Mon

J'ai

Toi qui

Dis-moi

Je

Et je

Aux

J'aurai

Si je

Ce ne

Et voici

Comme

J'ai

Un

Ainsi

Avec

Parmi

Un

 

 

 

 

08/02/2006

Atelier 11

Voilà, l'orque Farquade est maintenant au château, entouré par le prince Cacao, sa fille la princesse Blanche et Nicolas de Bûcheron. Va-t-il vraiment réussir dans sa mission qui va s'achever bientôt ? La princesse Blanche va-t-elle avoir un enfant ? Que de questions à se poser tout le temps !

(Pour connaître la suite de ces aventures il suffit de cliquer sur les groupes d'écriture)

 

Après la pause, nous avons fait la lecture du livre "La grande question" de Wolf Erlbruch. Ce livre a obtenu le prix 2004 catégorie fiction à la Foire Internationale du Livre Jeunesse de Bologne en Italie.

Le chat, le boulanger, la grand-mère, un marin, une pierre, un canard, d'autres encore et, en fin d'album, la maman : tous apportent leur propre réponse à cette grande question que l'on devine. Qui la pose ? Un enfant, probablement. Chacun, en grandissant, trouvera de nouvelles réponses.

 

Dane a fait défiler sa bande dessinée "La victoire des extra-terrestres". C'est lui-même qui a fait les dessins et imaginé l'histoire. (Dans quelques jours, vous pourrez consulter l'album de la bande dessinée de Dane sur le blog)

 

Thème du poème sans fin : "Je suis trop jeune pour..."

 

Incipit de l'histoire courte : Il était une fois un homme de petite taille qui déclara : "J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand."

L'homme de petite taille

Aymen

Il était une fois un homme de petite taille qui déclara : "J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand". Un jour, il tomba sur des extra-terrestres qui lui lancèrent des rayons X. Alors, il ne s'arrêta plus jamais de grandir.

 

Ginette

Il était une fois un homme de petite taille qui déclara :"J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand".

- Es-tu prêt à faire ce que je te dis ? lui demanda sa compagne. Va donc chez Geppeto qui arrivait à faire allonger le nez de Pinocchio !

Ainsi, il se dirigea vers la cabane du menuisier et se laissa manipuler : des coups sur la tête avec le maillet, des égratignures avec le rabot, Geppeto lui allongeait le cou, les mains s'agrandissaient, les jambes s'allongeaient.

Au prix d'une certaine souffrance, d'une garde-robe à renouveler, de chaussures à réadapter, le tout petit se demanda si finalement, il ne pouvait pas rester à sa taille d'origine.

 

Imane et Raymonde

Il était une fois un homme de petite taille qui déclara : "J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand... Pas trop loin de là, caché dans les buissons, je vois un lapin, mais je ne suis pas assez grand pour l'attraper. Je voudrais être plus grand pour ne pas être obligé de monter sur une chaise pour prendre les ustensiles et les bocaux de mon buffet... Si j'étais grand, je pourrais faire du basket et mettre le ballon dans le panier ! Je voudrais être plus granb pour cueillir les fruits sur un arbre... Je voudrais rencontrer unb magicien qui me donnerait une potion pour grandir. Je voudrais aussi être grand pour regarder en face ceux qui sont plus grand que moi.

Le petit homme partit à la recherche de la potion magique. Il alla voir ce mystérieux magicien qui lui donna un lait qui le fit grandir en deux secondes.

 

Wendi et Josette

Il était une fois un homme de petite taille qui déclara : "J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand. J'accepterais de manger de la soupe amère, avec des crevettes, des moules, des crabes et du poisson, puis d'aller prendre un bain dans la mer gelée, si j'étais sûr de grandir... Je ne vendrais quand même pas mon âme au diable comme Faust. J'accepterais de faire beaucoup de sport qui allonge les muscles et les os. J'aurais une hygiène de vie qui me ferait grandir. Et si je ne grandissais pas, je me dirais que c'est dans les petits flacons qu'il y a les meilleurs parfums. Peut-être que je compenserais en étant très intelligent.

 

Dane

Il était une fois un homme de petite taille qui déclara : "J'accepterais n'importe quoi, à condition d'être un tout petit plus grand". Une fée lui proposa : "Jette-toi du haut d'un gratte-ciel !". Il le fit. "AAAAaaahhhhhhhh !!!!" il s'écria. Et la fée le fit plus grand. Mais quand il voulut sortir de sa maison, il se coinça dans la porte. Alors, la fée lui donna des muscles et il put sortir pour aller draguer les filles qui étaient à sa hauteur.

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