04/11/2005
Présentation de l'atelier
L’atelier d’écriture enfants et adultes
Dans cet atelier, il s’agit de mettre en interaction des adultes et des enfants d’influences culturelles diverses, c’est-à-dire permettre un échange actif entre les générations, pour écrire des histoires, des souvenirs, de la poésie… dans une atmosphère ludique et ouverte sur la logique de l’imagination.
S’il existe une source unique aux histoires, c’est bien cette longue chaîne humaine qui relie la communauté des hommes dans le temps et dans l’espace. Parfois, un mot, une phrase, une histoire, sont si riches d’évocation qu’ils nous rappellent de quoi nous sommes faits et deviennent fertiles en instructions pour nous guider au travers des complexités de l’existence.
Je crois qu’il est important de permettre ce temps de la rencontre entre les générations pour que les écrits circulent et que les histoires se transmettent ; pour que l’individuel se frotte au collectif, la réalité à l’imagination et que les mots provoquent l’envie de continuer.
L’atelier d’écriture aura pour propos d’affermir la marche de tous ceux qui vont se mettre en route. J’entends par affermir quelque chose comme « vitaminer la maîtrise de la langue écrite et orale de chacun(e) ». L’écriture est un excellent moyen pour huiler les rouages, faire parfois monter l’adrénaline, nous montrer comment nous en sortir face à l’obstacle de la page blanche et tailler dans les murs de grandes et belles portes conduisant à l’imaginaire, à l’amour et au savoir.
Non, la piste n’a pas disparu et les histoires qui s’écrivent, celles qui se racontent sont une trame qui donne du sens à la vie, structure notre esprit et nourrit notre identité.
Comme l’écrit Edward Bond dans La trame cachée « Ce n’est pas la raison qui fait que nous sommes humains, c’est l’imagination ».
Marseille juin 2005
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Présentation (suite)
Au mois de novembre 2005
Au mois de juin 2005, à la demande de Nicole Bettini, Coordinatrice ZEP 15-16ème, et de Patricia Zucca, Directrice du Centre Social FAIL de l’Estaque Séon (13016 Marseille), j’ai écrit un projet pour un atelier d’écriture qui s’adresserait à des enfants et à des adultes de l’Estaque Séon. J’ai intitulé ce projet « Et sur leurs ailes, les oiseaux apportent le soleil », en souvenir du poète turc Nâzim Hikmet que je lisais à ce moment-là. Il se déroulerait sur quinze séances de 2 heures, de novembre 2005 à mars 2006. Je n’avais pas encore rencontré les participants. Je n’avais jamais animé un atelier qui regroupait des enfants et des adultes. J’ai tout de même écrit un projet en sachant très bien qu’il allait se transformer lors de la rencontre avec le groupe, prévue le 2 novembre 2005.
Ce jour-là, face aux enfants et aux parents, j’ai compris qu’il fallait que je trouve le lien qui les réunirait pour écrire des histoires. Je savais que les enfants ne pourraient pas écrire pendant deux heures d’affilée sans marquer des signes d’impatience et d’agitation. J’ai pensé que les adultes et les enfants se retrouvaient souvent autour d’un jeu de société. Je me suis dit que nous allions fabriquer un jeu pour écrire des histoires. Un jeu facile à réaliser et ne demandant pas un budget énorme, quelque chose qui pourrait se reproduire ailleurs, dans d'autres lieux et dans d'autres pays. Un jeu qui serait un processus créatif collectif inter-agissant avec le processus créatif des individus qui l'utiliseraient.
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